dimanche 20 février 2011

Dimanche 6 février 2011 - Prêts au décollage

Paris 8°, ciel nuageux.
Trente kilogrammes de vêtements, chaussures, médicaments et divers ustensiles de voyages ont été compactés dans deux sacs à dos et une petite valise.
#4 est consignée à Paris, nous emmenons les trois « grands » pour deux semaines de safari au Kenya et en Tanzanie.

Le voyage commence dans le RER B, ligne que je connais trop bien pour l'avoir pratiquée étudiante, et maintenant pour me rendre à l'un de mes lieux de travail.
Sauf que sans escarpins et sans dossiers, le trajet est incroyablement plus agréable et fleure bon la grande évasion.

Grâce à un volcan tumultueux l'an passé, nous avons bénéficié de vouchers qui nous permettent de diminuer légèrement le coût de ces vacances.
Car toucher du doigt la vie sauvage nous coûte deux bras, et même s'il nous en reste encore quatre paires, les enfants prennent conscience qu'ils sont privilégiés de manquer une semaine d'école et de prendre régulièrement des longs courriers.

Pour compresser davantage le poste « avion », nous avons choisi de faire escale à Amsterdam Shiphol.
 



L'aéroport est vaste, calme et dispose d'aires de repos design et confortables. Des jeux et écrans géants pour enfants, des Ipad, une bibiothèque en libre service, des tables pour travailler ou manger, des fauteuils et canapés pour s'affaler...


Un hub de rêve comparativement à Roissy CDG où même neuf, l'aérogare 2F a misé davantage sur l'architecture que sur la convivialité.
Embarquement sur Kenya Airways qui va nous emmener en moins de 8 heures à Nairobi. Cette fierté l'Afrique révèle des hôtesses aussi belles que peut l'être la savane...

dimanche 6 février 2011

Compact !

C'est toujours un vrai challenge à chaque départ en vacances : maniables, légers et surtout qui permette d'avoir les mains à peu près libres pour tenir des petites menottes. Juste histoire de ne pas égarer nos enfants.

Mais de quoi parle-t-on ???
De bagages !!!!
Voici en moins de 30 kilos de quoi vêtir 5 personnes durant deux semaines pour une traversée du Kenya et de la Tanzanie : 2 sacs à dos de 60 litres pour les vêtements et une valise contenant des duvets en vue de 6 jours de camping. 5 sacs à dos pour les appareils photos, camescope, DS, mais aussi carnets de voyage et cahiers de devoirs.

Un bébé qui fait la tête de ne pas aller en soute
#4 restant à Paris, la logistique s'en trouve simplifiée, mais Mini Miss deviendra grande et dans quelques années, elle détiendra son passeport et son Eastpack.

Sakado Powaaaaaaaaa !!!!

jeudi 3 février 2011

Comme Chien et Chat

Ne vous y trompez pas.
Si je poste des billets à une heure indue après un long mutisme, ce n'est pas que je rentre seulement maintenant de mon travail de wonderwoman. En effet et pour un court instant, je suis un peu comme dans un village vacances.
Comprenez par là que je travaille par cycles et que reprendre le collier au mois de janvier me permettait de me replonger en douceur dans le bain impitoyable de la grande A. Rassurez-vous, dès le mois prochain je reprends un rythme doux dingue digne d'Elastigirl (soupirs et exaspération).

Alors quelle est donc la chose chronophage qui mobilise toute mon attention et mes soirées ?

Il se trouve que Bébéchou a brusquement muté dès le premier lundi de ma reprise. Transformation radicale de l'enfant adorable en nourrisson capricieux qui réclame bras, câlins et bercements.
Ma petite tigresse ne s'endort que dans mes bras, yeepee tralala. Et cela ne permet ni de beaucoup réfléchir, ni de se coller à un ordinateur, ni faire quoi que ce soit d'autre que d'admirer cette merveille qui devrait être depuis longtemps dans son berceau.

En tant que faible mère et pauvre hère, ayant laissé passer le train de Morphée, j'attends donc l'arrêt en station de mon prochain cycle de bâillements.

Evidemment ce n'est pas à 1.30 que je vais expulser de mon cerveau de la grande littérature et des traits d'esprit à vous faire pâlir.
Aussi, histoire de vous faire un peu sourire, j'ai été rechercher des analyses de circonstance en ce jour de Têt.

Le Chien dans l'année du Tigre (c'est à dire moi, l'an passé)
Le Chien se sentira heureux cette année, car elle est favorable à l'action. On sait qu'il aime l'action, non pour l'action, mais pour ses besoins altruistes. Il ne sera certainement pas nécessaire de lui dire : "Il faut planter un arbre au profit d'un autre âge" (Caecilius Statius). Il trouvera bien un moyen de soulager la misère de l'espèce humaine et de faire de ce monde un meilleur endroit à vivre. Ses projets seront modestes mais efficaces, et ses efforts seront appréciés par la plupart des gens.
Traduction :  Vous aimez mes sablés et mes muffins c'est bien cela ????

Le Chien dans l'année du Chat (Lapin)
Favorisé par l'atmosphère feutrée de l'année du Chat, le Chien se réconciliera avec lui-même et avec le monde. Ce sera une bien bonne chose pour lui, car "le contentement est comme une pierre philosophale qui transforme tout ce qu'elle touche en or" (proverbe anglais). L'occasion sera favorable au développement de ses dons artistiques, si modestes soient-ils. Il devra aussi profiter de sa paix intérieure pour penser à l'amour et au mariage. S'il se marie cette année, sa vie conjugale aura d'excellentes chances de réussite.
Traduction : Ah bon j'ai des dons artistiques ??? Je suis mariée depuis un certain temps, que va devenir ma vie conjugale ? 

Et vous, que vous réserve le Chat ?

Chúc Mừng Năm Mới

dimanche 23 janvier 2011

Notes

Opéra, danse classique ou concert symphonique constituent généralement des distractions onéreuses.
Fini le temps où je pouvais consacrer toute une après-midi à faire le pied de grue devant les caisses de l'Opéra Bastille pour arracher une place en orchestre pour Carmen et surtout pour moins de 15 euros.

En effet sauf à bénéficier de réductions étudiant ou chômeur, la culture est généralement à des prix prohibitifs même avec un salaire de cadre. Certes cela reste cher aussi quand le compte en banque n'a pas de recette régulière...Mais globalement l'accès à la beauté des arts est confiné à des happy few.

Aussi les aides publiques et initiatives proches du mécénat sont toujours bienvenues.

Il y a toujours bien entendu la vulgarisation via la télévision avec la diffusion des pièces classiques ou des émissions trop confidentielles comme la Boîte à Musique.
Mais le plaisir est bien plus savoureux dans une jolie salle de concert.

Ainsi au Théâtre du Châtelet, Jean François Zygel distille des amusantes leçons d'Opéra où il dissèque Le Barbier de Séville ou Don Giovanni dans une mise en scène épurée et drôle. Pour 23 euros, vous y passerez un moment de pédagogie musicale délicieux et n'hésitez pas non plus si vous êtes mélomane à vous faire remettre ses clefs d'orchestre.


Toujours au Châtelet mais aussi à la salle Pleyel et à la cité de la Musique, les concerts d'initiation à destination des enfants sont également à tarif réduit (8 euros à Pleyel, y compris en orchestre ou les excellentes places de l'arrière scène) et sont assez riches pour étoffer votre culture musicale.

Pour ceux qui aiment le spectaculaire et les très grands écrans, la Géode diffuse pour 25 euros les concerts du MET et vous ne serez pas déçu par l'acoustique et le plongeon sur scène.

Et enfin si vous n'êtes pas parisien, sachez que le réseau Gaumont retransmet également en direct les concerts du MET, ainsi que des représentations du Bolchoï et du ballet de l'Opéra de Paris.

Une seule condition pour gagner ces accès à moindre prix, et être assuré d'être assis à côté de vos chérubins, n'hésitez pas à réserver dès l'ouverture des ventes...
Désormais vous n'avez plus aucune excuse pour étoffer votre confiture musicale...

Dés-espérée

Depuis que j'ai repris escarpins, maquillage et mes séances de jonglage de K€, je n'ai pas réussi une seule fournée de macarons.
Ca doit être mon côté masculin qui ressort : impossible d'être une parfaite DH le week end et super cadrette la semaine. Monotâche et mono-mode de réflexion.
Et finalement je ne fais rien de vraiment bien : peu investie professionnellement, et pas appliquée en pâtisserie.

J'ai salivé devant une idée sympathique de nuancier Pantone en biscuit, réalisé par une créatrice fort douée en marketing (cadeau à l'attention de ses clients).


http://www.kimcreativestar.com/

Enfin une personne qui a su combiner sa créativité à son ingéniosité !

Faute de temps pour m'amuser à étaler 16 couleurs de glaçage royal sur des sablés, j' attaque l'opération séduction de chasseurs de tête.
Ils font bien finir par me la couper et l'apporter sur un plateau à une entreprise excellemment bien dirigée et en recherche d'une Elastigirl ?!?

dimanche 9 janvier 2011

Névrose pâtissière

Nous sommes dimanche soir, à J+7 de ma reprise de travail.
Vous m'avez chaleureusement soutenue, smisée, mailée, téléphoné, bisoutée afin que j'évite la prison à perpetuité.
Grâce à vos actions, et durant la semaine passée, je n'ai tué ni ma chère hiérarchie, ni mes enfants, ni mon tendre époux.

Ma rentrée n'est ni pire ni meilleure que ce à quoi je m'étais longuement préparée.
I'm back to business. Certes sans aucune motivation, mais j'ai repris ma place en bon petit soldat.

L'école poussiéreuse n'a pas changé : l'inspecteur d'académie demeure totalement aseptisé, la directrice azimutée est toujours là, et l'institutrice incompétente est  même promue. 
Durant mon absence de six mois, nombre de camarades de classe ont changé d'établissement pour tenter des avenirs plus souriants.
La cantine reste déprimante, les escalators en panne, le chauffage mal adapté aux variations de  la température extérieure, et l'hurluberlu qui gueule comme un sourd sur l'open space est toujours en face de moi.
Les automatismes professionnels sont étonnamment vite revenus, je sais même convertir les millilitres de lait en poudre et les centigrammes de poudre d'amandes en K€. 

Partir ? Rester ? Curieux dilemme où il me faut prendre en compte l'intérêt des enfants, le budget familial et mes propres envies.
Mais de quoi ai-je envie au juste ??? Je me sens bien incapable de répondre à cette question sur le long terme.

Immédiatement là maintenant tout de suite, j'atteste que mes névroses se mesurent à l'aune de mes productions culinaires.
Ce week end a permis la naissance de 20 amarettis à la pistache, 35 macarons au chocolat, deux soupes de légumes, un pain aux céréales, 12 crèmes à la vanille accompagnant 50 sablés au même parfum, et enfin un réconfortant thé à la menthe. Et encore je n'ai pas tout avoué.


Méfiez-vous Elastigirl est de retour, et je vais pouvoir m'auto-facturer 70 € d'analyse toutes les fins de semaines.

jeudi 6 janvier 2011

Viens dans ma casbah...

Une très chouette surprise qui allie le plaisir de la découverte, l'agréable, la légèreté et la joliesse : Quatre jours à Marrakech, en amoureux.
Parfait pour se donner du baume au coeur avant de replonger dans l'abrutissant boulot/métro/dodo.

Je ne connais pas le Maroc où je rêve d'aller depuis longtemps, et le choix de Marrakech me ravit.
Le contraste entre la Normandie enneigée et ses températures négatives et la douceur du soleil couchant marrakchi est étonnant.
Miracle de l'avion qui vous dépayse en quelques heures et vous a transposé dans un autre univers.

Moucharabiehs, riyads, orangers, ciel bleu touareg, pâte d'amandes, fer martelé, épices......
Merci à l'homme de ma vie pour cette belle évasion.

Yallah, je vous emmène dans la Médina !



Et dans un mois, nous nous envolons à 5 pour cette position GPS :
Latitude : -3.207834
Longitude : 35.463749

dimanche 2 janvier 2011

Boules de Noël

J'avais déjà décrit dans mon précédent blog le blues du dimanche.

Après deux semaines de vacances, les enfants #1 à #3 ont eu beaucoup de mal à s'endormir.
Même #4 a demandé un supplément câlin après trois tentatives manquées de couchage de bébé.

Super Popa a coincé sa déprime dominicale dans l'omoplate droite.

Les cartables sont prêts, pour les petits comme pour les grands.
Le sac contenant le change de #4 est dans l'entrée, le dîner pour demain est quasi prêt.Tout est organisé, planifié, programmé.

Il n'y a que moi qui ne le suis pas.
J'ai la méga boulasse de la reprise du travail. C'est la première fois en quatre congés maternité que je traîne des pieds pour retourner réfléchir, compter, négocier, argumenter...En un mot comme en cent : cela m'emmerde profondément. (Ca c'est fait.).

Travailler avec des supérieurs hiérarchiques qui n'ont pour atout que leur complexe de supériorité, eux-mêmes dirigés par un PDG dont je me demande encore quelle est la feuille de route. Voilà mon quotidien à compter de demain. 
Ô joies et bonheurs, sources de ma motivation et de mon salaire.
Parce que voilà où mon bât blesse...l'argent, toujours l'argent...

Si je pouvais vivre d'un maigre talent de mi photographe, mi pâtissière, mi écrivaine...Mais non, la vie est ainsi faite : je ne peux hélas nourrir ma famille avec 150 % de mes hobbies - c'est le dur constat de la quarantaine.
Allez, demain je vais au turbin, sous vos applaudissements et vos commentaires. Merci !