Affichage des articles dont le libellé est Meetings. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Meetings. Afficher tous les articles

vendredi 18 mai 2012

Photo ! Photos !!!

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis férue de photographie. Et aussi de pâtisserie, certes. Et également de voyages.

Grâce à ce mix, je participe depuis quelques mois à des concours photos.
Excellent moyen de confronter son petit niveau d'amateur à d'autres qui sont déjà très très bons, mais aussi au regard de professionnels qui aident à progresser.

J'avance comme une tortue mais je crois m'améliorer au contact d'autres yeux fort inspirés et techniquement élevés.
Hors de question de m'arrêter en chemin, personne n'arrête un membre de la tribu Salvam.

Si vous avez envie d'aller frotter vos pixels avec de beaux chasseurs d'images, bénéficiez de 6 mois d'hébergement gratuit sur cette plateforme http://www.place-des-photographes.com, inscrivez-vous en choisissant "Abonnement SILVER" et dans la zone coupon, copiez/collez : SILVER6MOIS-OUVERTURE. (attention nombre de coupons limité, dépêchez vous !)



Les fonctionnalités sont très sympas : liens avec votre profil FB et Google+, galeries avec un débit d'upload saisissant, insertion de mots clés, défilement des galeries etc....Et venez visiter et commenter ma galerie virtuelle, avant une première exposition collective dans quelques  semaines.


Billet NON sponsorisé !




lundi 23 novembre 2009

D'une Françoise à l'autre

Je me souviens encore de mon étonnement lorsque, après avoir tapé mon nom sur Google, il y a quelques années, m'était apparue une copieuse littérature concernant une homonyme ! Elle enseignait la biologie sur l'île de Madagascar. Son action en faveur de l'environnement et son engagement m'avaient, à l'époque, réellement séduit.
Et, pour une fois, je ne fus pas mécontente de porter ce nom !

Coïncidence amusante, chez les P. , les miens, la profession d'enseignant est très largement surreprésentée par rapport à la moyenne nationale... avec un penchant pour les matières scientifiques !
Je m'étais dit alors que, si un jour je passais par là, ça serait amusant de rencontrer Françoise P !
D'ailleurs, n'avais-je pas failli aller au moins une fois à Madagascar dans le passé ?
Mais, avec des enfants, le projet fut vite mis entre parenthèses.

Et voilà qu'en ce début de 2009, à l'issue d'un quiproquo né d'une cascade de confusions, je me retrouve face à une jeune femme qui a connu mon homonyme... et affiche pour elle une estime sans réserve.
Elle évoque sa personnalité et le travail qu'elle accomplit au quotidien avec une vraie chaleur, de celle qui rapproche des êtres évoqués et vous communique en même une grosse bouffée de respect et même d'admiration.

Quelques points communs entre elle et moi... je n'ose le penser... physiques peut-être... un parcours plus accompli chez elle à l'évidence, face à moi qui me cherche encore, qui doute, toujours... Une femme qui a réussi à construire un équilibre, une harmonie, entre son intérêt pour la science et une vie qui, au travers de celle-ci, exprime son amour pour la nature et pour les hommes.. De l'autre une femme qui compose avec les pièces du puzzle...

Belle rencontre en tout cas : notre "amie commune" a un caractère bien affirmé. Et, comme moi, elle est curieuse, aime les voyages, la photo... les lignes droites, les lignes courbes, les lignées brisées... (je laisse mon lapsus, qui me fait passer des cours de math de nos enfants à la psychanalyse de comptoir!)

Et une chose est sûre désormais. J'ai vraiment envie d'aller me promener du côté de Madagascar et d'y découvrir cette nature merveilleuse et surtout Framboise... mon homonyme !
 

lundi 26 octobre 2009

Drôle d'endroit pour une rencontre - suite

Il y a 3 semaines, je vous parlais du coup de foudre d'Anthony pour Gabrielle.


Les va et vient de l'ascenseur continuent de rythmer mes journées et celle de nos deux jeunes gens.
D'une manière totalement fortuite, Gabrielle y a croisé aujourd'hui le jeune homme fort timide, qui à nouveau n'a pas osé lui parler.


Gabrielle était initialement amusée de cette cour virtuelle, et certainement flattée.
Mais l'incapacité flagrante du soupirant à communiquer avec elle a fortement handicapé les chances d'éclosion de cette histoire.


Pour en parachever la fin, la demoiselle m'a expliqué du haut de ses 20 ans qu'elle vient de se séparer de son précedent compagnon après 7 ans de relations houleuses. (Oui vous avez bien compris, elle a un fiancé depuis l'âge de 13 ans !!!!).


Pauvre Anthony, ce n'était donc ni le meilleur endroit, ni le meilleur moment.......

mardi 20 octobre 2009

Françoise(s)

Vous arrive-t-il de vous tromper ?
Car ma vie est truffée d'erreurs.
Des mauvaises et des très bonnes. De celles qui vous font regretter de ne pas en faire davantage.



Une orientation scolaire à marche forcée pour obtenir un sacro-saint bac C m'a conduite vers Madame Françoise P.
En traînant mes guêtres contre mon gré en 1ere S puis en m'échouant en Terminale D, j'ai subi durant de longues heures ses cours de biologie pour élèves passionnés par la reproduction cellulaire.
Nommée Déléguée de classe pour ma capacité à convaincre, j'étais surtout représentante de ma nullité en sciences qu'elles soient naturelles ou mathématiques.
Si ma venue dans cette section s'est révélée être une catastrophe pour mon baccalauréat, elle a néanmoins permis de tisser une réelle amitié avec une enseignante pas comme les autres.


Françoise P., passionnée par son pays d'adoption, ferait partager son amour de Madagascar et de son biotope unique à une poule sauvage.
Elle y réside depuis près de 40 ans et vous fait découvrir avec ferveur les coins et recoins de ce pays grand comme la France et le Bénélux réunis.
Pour nombre de mes congénères de lycée, elle est une figure marquante de notre adolescence pour nous avoir emmené dans de mémorables "classes vertes".

Durant nos années réunionnaises, j'ai eu l'occasion de revoir épisodiquement Françoise P. qui a quitté son statut de Mme P., pour celle que j'appelle désormais plus familièrement Framboise.


Les S@lv@ sont ensuite revenus à Paris et mon histoire avec Françoise P. aurait pu s'arrêter là.
Quelques mails, la bonne année, et la bise aux enfants.


Comme Internet est une bulle pleine de surprises mais surtout une sacrée toile d'araignée, j'y retrouve sur un réseau social bien connu une personne nommée Françoise P.
Ma Framboise. Mais sans photo rattachée au profil.


Je prends derechef contact avec Françoise P. sur le ton familier qui nous sied depuis 20 ans.
Elle me répond poliment que je dois faire erreur, nous échangeons deux ou trois brefs messages.
Bien qu'il s'agisse d'un quiproquo d'homonymie, nous décidons de rester en contact.


Via ce réseau social interactif, et au fil des mois, nous nous découvrons.

Françoise P., deuxième du nom, vit à Paris. N'est pas professeur de biologie et n'a jamais mis les pieds à Madagascar.
Elle a par contre grandi dans la même banlieue verdoyante que moi, aime la photographie, les huîtres et le Cap Ferret.
Ces amusantes coïncidences nous ont poussé à nous rencontrer.

Un déjeuner de copines pas tout à fait ordinaire.

Pour Françoise c'est une grande première : faire la connaissance d'une inconnue croisée sur internet.
Pour moi c'est une récidive. Pour avoir lié plusieurs amitiés ainsi, je sais que l'écrit réfléchit souvent la personnalité de son auteur.
De son physique je n'ai vu qu'une photo de son visage. Elle me reconnaîtra plus facilement alors que je vais devoir la deviner.
Une femme s'avance énergiquement vers moi, confuse d'être à peine en retard.
Je découvre une Françoise élancée et nerveuse.
Je ne peux m'empêcher de penser à son homonyme. Même stature, même sagacité.


Durant deux heures, nous allons nous découvrir davantage de points communs.
Etudes d'économie, plaisir de l'écriture et des bavardages.
Musées, culture.
Curiosité sur le monde et le genre humain.
Elle exerce ce que j'ai longtemps cru être le plus beau métier du monde : journaliste.

J'ignore ce que me réservent mes Françoise(s) P. mais ces erreurs rentreront dans la colonne "bénéfiques".

dimanche 4 octobre 2009

Géraldine

Souvent lors de mes séances aquatiques, je pense à elle.



C'est la rentrée du Lycée Français de Tananarive, nous avons 15 ans et notre rencontre a lieu en salle 201.
Le professeur de français fait l'appel et un nouveau nom émerge. Géraldine G.

Elle arrive d'Abidjan.
Ses cheveux sont blonds comme la paille et ses boucles cachent à peine un visage dynamique d'où ressortent deux billes bleues pétillantes.
Elle est mince avec le corps ferme des vraies sportives.
Son habillement classique détonne parmi la nuée d'adolescentes qui se croient toutes vêtues à la dernière mode.


Comme toutes les nouvelles élèves, Géraldine reste un peu en retrait de la trépidante vie du Lycée durant quelques jours.

Son père officie pour la Commission Européenne, aussi la jeune fille a pris l'habitude de s'adapter tous les 3 ans à des environnements différents.
Elle observe ce microcosme de jeunes expatriés qui se développe pareillement à Abidjan, Prague ou Tananarive. Enfants de milieux aisés qui ignorent pourquoi leurs parents ont été appelés à faire de la coopération dans ce pays.

Elle se moque de savoir si elle sera invitée à la prochaine boum.
Peu importe qu'elle n'ait pas d'amie avec qui partager ses jeudis après-midi et ses week ends.
Géraldine se concentre sur des activités sportives et individuelles. Excellente cavalière, elle est aussi une nageuse émérite qui laisse sur place les succédanées de sirènes que sont mes copines.

Rapidement, les succès sportifs de Géraldine s'ébruitent. Concours équestres et compétitions de natation la font monter au firmament des vedettes du Lycée.
Elle gagne l'amitié des midinettes par son aisance naturelle, décomplexée de la volonté de charmer.
En classe de première à l'occasion d'une classe découverte, elle m'apprendra à faire les lits en portefeuille et depuis l'année de terminale, c'est grâce à elle que je sais tourner correctement les bras pour le crawl.


1990.
Je la retrouve par hasard rue d'Assas. Nous partageons un café, nos souvenirs et nos projets.

Confinée dans une chambre d'étudiante de 6 m², loin de son cheval, elle continue de galoper à sa façon. Etudiante en géographie, elle se soucie davantage du devenir de l'Humanité que de la prochaine soirée festive.
Elle envisage de passer son été au Malawi dans un projet d'alphabétisation. Elle aimerait aussi emmener les enfants à la mer et leur apprendre à nager.
Je ne nage plus et je vais travailler comme hôtesse d'accueil pour me payer un mois en Algarve entre plages et boîtes de nuit.


C'est durant cet été qu'elle a rencontré l'homme de sa vie au fin fond de l'Afrique.
Depuis, elle s'appelle Soeur Géraldine.

jeudi 1 octobre 2009

Drôle d'endroit pour une rencontre

Elle se plante droite depuis près de 40 ans face à une gare. Elle a vu passer des millions de personnes, à ses pieds et en son seing.
Ses ascenseurs sont vétustes, grincent et ne diffusent pas de musique. Mais ils sont six afin de desservir les 15 étages et y distribuer les nombreux travailleurs qui pénètrent en masse aux alentours de 9 heures et la quittent aussi nombreux vers 18 heures.

Voilà près de 3 ans que je m'y rends pour justifier mon salaire. J'y joue les cadrettes fans de Poulidor.
Je pratique ces élévateurs au moins 4 fois par jour, parfois davantage.
L'éclairage y est sinistre, 2 parois sur 4 sont ornés de grands miroirs qui renvoyent l'image chiffonnée d'employés stressés et tassés dans cet immeuble de grande hauteur.
Ici le taux de suicide sur le lieu de travail est nul : parce que les fenêtres teintées en noir ne peuvent s'ouvrir.


Elle porte un long gilet beige, des leggings noirs, des bottes assorties. Ses longs cheveux blonds sont bien lissés.
Elle s'est maquillée et habillée afin de paraître plus âgée et pour se donner de la contenance.
Gabrielle a 20 ans à peine et est étudiante en contrat de qualification.
Durant deux ans, elle se rendra au 6e étage de cette tour afin de s'immerger dans une entreprise.


Anthony a 31 ans et vit à Nantes. Il est consultant en informatique et sa vie est remplie de missions en dehors de sa région.
C'est un garçon élégant qui aime la mode et les costumes cintrés.
Il aimerait partager son rare temps libre avec une jeune femme plutôt qu'avec son ordinateur.

Depuis un an, il vient régulièrement au 13 étage de cette tour rendre compte à l'un de ses clients importants.


Ce soir sa réunion hebdomadaire a été écourtée.
Après avoir vérifié sur son smartphone l'horaire du prochain TGV vers l'Ouest, Anthony file vers la rangée des six ascenseurs. Il saute dans le premier qui se présente et peste intérieurement contre la foule qui s'y presse.

Une sonnerie tinte à chaque stop et l'appareil fait l'omnibus : Ting ! Ting !
- 11e une autre SSII, montent deux costumes noirs, avec leurs portables en besace, et un mobile greffé dans chaque main. La même panoplie qu'Anthony. Il salue ses clones.
- 8e une agence de communication : nouveau chargement de marques fashion et haute technologie.


Ting ! L'ascenseur s'arrête à nouveau.

Il est 18.00.
J'ai quitté mon bureau depuis quelques minutes pour vivre ma vie de maman.
Dans toutes les écoles parisiennes retentit la cloche de la fin de journée.
Les remplaçants de Jules Ferry libèrent mes minis fauves et c'est en rugissant que nous regagnons en tribu le 177.

Dans ma tour noire, l'élévateur a stoppé au 6e étage. Y entre un ange blond éclairant la forêt de costumes gris et noirs.
Anthony est au fond à gauche, il est obligé de se tortiller pour repérer le niveau.
Grâce aux miroirs, il peut apprécier la demoiselle aux longs cheveux blonds. Impossible de l'aborder, un uniforme rayé et deux cartables séparent les deux jeunes gens.

Ting - Déjà le rez de chaussée.
Les portes s'ouvrent et libèrent ces hommes et femmes pressés de rentrer chez eux.
La jeune fille se dirige prestement vers la sortie, traverse la rue et s'engouffre dans le métro.

Anthony a trop hésité pour lui demander son nom.
Les leggings et les bottes noires disparaissent. Et il doit rentrer à Nantes.

Il revient à l'accueil et s'enquiert du nom de la société qui occupe le 6e étage. Il s'agit de la grande A.

Dans le train, l'image de la chevelure dorée le taraude. Il ne peut se résoudre à attendre sa prochaine venue pour connaître son nom et la contacter.
La grande A doit bien avoir un site internet. Hélas il n'y trouve pas de photographie des employés.
De moteur de recherche en réseaux sociaux, il essaye longuement de retrouver la trace de la jolie demoiselle.

Alors que je n'étais pas dans cet ascenseur, c'est à l'insu de mon plein gré que je rentre dans le champ d'action.
Pour densifier mon réseau professionnel je suis inscrite sur un réseau social dédié. Anthony y dégote mes coordonnées et me demande courtoisement par mail de l'aider.
Il s'excuse de sa démarche et me décrit rapidement celle que je devine être Gabrielle.
Je n'ai aucun mérite car dans cette grande A, il y a peu d'anges blonds et beaucoup de vieilles biques.

Le lendemain, tel le Saint Bernard des youngs and celibs, j'adresse un mail à la demoiselle et lui fournit une photo du jeune homme issue de son CV en ligne en lui demandant si elle s'en souvient.
Elle revoit la forêt grise et noire qui remplit fréquemment l'ascenseur, hésite et fouille dans ses souvenirs.

Piquée dans sa curiosité elle m'interroge sur la finalité de ma requête. Je lui expose la recherche d'Anthony, lui donne ses coordonnées électroniques et lui indique que je ne communiquerai au jeune homme ni son nom ni son téléphone.

C'est à Gabrielle d'écrire maintenant la suite ou de siffler la fin de cette drôle de rencontre.