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dimanche 10 juin 2012

Grand Chelem

Après le tumultueux dernier week-end, et avant d'en engranger un autre pas moins mouvementé, je méritais bien quelques récompenses égoïstes.
Un excellent film vu avec une amie au quotidien encore plus chahuté que le mien, un beau concert à la Basilique Saint Denis et cherry on the cake : une invitation en tribune pour les demi-finales hommes du tournoi de Roland Garros.

Ma dernière incursion au sein du court central a été datée au Carbone 14, et a couronné Matt Wilanders, bien avant les secousses africaines de notre Yannick national.
Cela faisait donc 30 ans que je n'avais passé une journée dans les tribunes du stade de la Porte d'Auteuil.

Entrée par la porte VIP, contrôle rapide de mon invitation, accréditation "Tribune" accrochée au poignet, je rentre dans l'espace restauration pour retrouver les personnes qui m'ont conviées à cette journée "professionnelle".
Un mignon de veau, un excellent Saint Emilion arrosant un succulent plateau de fromages et hop direction le 9e rang du court central pour un premier choc de titans.


Première difficulté : le soleil a constamment joué à cache-cache avec les nuages, voire la pluie.
Ensuite, suivre photographiquement une manifestation sportive demande beaucoup de concentration pour tenter (vainement) d'anticiper les mouvements des joueurs. Donc c'est shooting ou suivi du score...
Enfin, je n'ai jamais réussi avec mon équipement à faire la mise au point sur la balle...


Malgré tout, la moisson a été sympathique et vous en retrouverez les meilleurs clichés ICI.
(Par la suite, la vraie vie m'a immédiatement rattrapée, j'ai dû quitter à grands regrets mon strapontin pour prendre le relais d'une nourrice attaquée sournoisement par une gastro-entérite...à se demander quelle chouquette lui aurait refilée !).


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dimanche 3 juin 2012

Pique ou (Nique) ta mère !

Ça ne va pas du tout.
Ancrée depuis Pétain au dernier dimanche de mai, cette année la fête des mères a été décalée au premier dimanche du mois de juin.

C'est certainement la résultante de la pénurie de blé, matériau indispensable à la réalisation des colliers de nouilles, bref c'est encore la faute des Chinois qui sont trop nombreux. Et c'est aussi sur eux que je peux rejeter la paternité de cette fin de semaine troublante. 
Même que SuperPopa a dit qu'une "Maman a toujours tout ce qu'il faut", et bien je crois qu'il a bien raison (oui Chéri pour une fois, je veux bien reconnaître que tu n'as pas tort), j'ai été bien garnie sur ces deux jours...

Chez moi comme chez vous, les week-ends ordinaires sont toujours très très mouvementés. Comme si les semaines étaient un long fleuve tranquille, et que les samedis et dimanches le sont encore plus.


Le quotidien d'une famille de six personnes, est à l'avenant du vôtre, sauf qu'il faut multiplier les agendas, les petits tracas et les grandes surprises.
Hier et ce jour, point de rendez-vous médical, para-médical, scolaire...juste une expédition pour chercher des sandales en 35 pour #1, racheter le cône du presse-agrumes que #4 a perdu, rendre les livres à la bibliothèque pour #2, trouver une équerre pour #3 et accessoirement remplir les placards de nourriture pour tous. 
Jusque-là, rien d'incroyable ou d'extravagant.

Sauf qu'en parents empathiques, nous avons promis aux grandes des lits superposés.
Livraison prévue à la veille de la Fête des Mères, date choisie insidieusement pour avoir cette année le titre de la Mère la Plus COooool du quartier. (En vrai, créneau horaire imposé par le transporteur, et comme le dit l'ami Gad, c'est plus un rateau qu'une fourchette d'heures.)
Pour vous épargner les détails : livreur en retard d'une heure sur le rateau, et colis manquant...Pleurs de #1 toute dépitée, SuperPopa super en colère, et un bazar immonde dans tout l'appartement chamboulé par l'inversion des habitats des grandes filles avec la petite fille. Décor et ambiance totalement raccords avec la météo orageuse du jour.

Sur ces entre-faits, le quartier a été bouclé durant deux heures en raison de 4 explosions sur une canalisation de gaz. Je vous assure que cela n'est pas de notre fait, même si nous aurions volontiers explosé la face du livreur sur son hayon.

Puis en ce dimanche matin, toute la maisonnée a été secouée par la dispute matinale des deux soeurs réunies. 6 heures tapantes n'est pas le meilleur moment pour me tirer du lit par des hurlements, j'ai donc inauguré MA journée en mode 40ème rugissante.

Après la confection amoureuse d'un petit-déjeuner avec pain maison et jus de fruits frais, j'ai eu droit à un petit interlude croquignole tout plein, avec trois bambins très fiers de leurs poésies, cartes et fleurs. 
Ouf ! Exit les réalisations artistiques hasardeuses sur lesquels il est obligatoire de s'extasier et qu'il faut en plus exposer dignement. Voici enfin venus pivoines, roses et dessins stylisés. Patientez une dizaine d'années, cela en vaut la peine !



Ensuite est arrivé le supra cadeau. Les enfants ont abondamment insisté ces dernières semaines pour que je leur donne des pistes de présents à acheter.
Après une explication longuette sur les dépenses à bon escient, j'ai lourdement évoqué leurs chamailleries épuisantes, leurs cris incessants, le fait que je ne disposais pas d'assez de temps pour faire tout ce dont j'ai envie...

Ils ont donc fabriqué les cocottes à souhaits. Une première donne une option de souhait, la seconde octroye le crédit temps.
Nous avons âprement négocié la fréquence d'utilisation et la durée du forfait, soit toutes les deux heures maxi et durant un an. Et puis finalement #2 a dit qu'une semaine ce serait déjà pas mal, et après conciliabule du trio (la #4 ne s'exprimant pas encore de façon très claire), ils ont décidé qu'après tout la fête des mères s'arrêtait le dimanche minuit.



Après ce moment croustillant, la vraie vie a rapidement repris ses droits : #2 a versé du lait au chocolat sur les tabourets et le sol de la cuisine, et #4 a vomi tout son petit déjeuner dans le salon.
Cela a provoqué de nouveaux hurlements de #1, qui venait juste de sortir une seconde robe "mieux assortie à ses nouvelles sandales", et dont ladite seconde tenue a été maculée de lait peu digéré.
#3 a hurlé que c'était dégoûtant, et #1 lui a vociféré d'aller me chercher au cas où je n'aurais pas entendu les cris de #4 qui hurlait de peur.
Ensuite c'est mon canapé qui a pleuré pour être nettoyé...

Les quatre heures suivantes se sont déroulées dans un calme relatif (c'est à dire durant l'anniversaire de mon neveu, avec 20 personnes dont 4 bébés tous malades) jusqu'à ce que la chouquette renvoie son goûter, puis son dîner, le tout dans son lit à barreaux évidemment.
Cher lecteur si tu n'as pas d'enfant, je souhaite juste te résumer les conséquences d'un évènement qui se déclenche en à peine 10 secondes. 
En jet ou suite à une quinte de toux, la chose s'étale dans les cheveux, sur la gigoteuse, les vêtements, l'enfant panique et tournicote, en met sur les barreaux et les draps, ainsi que sur les doudous. Oui tout cela en 1/6e de minute.

Et il y en a ensuite pour minimum 1/2 heure de glamorama entre le nettoyage de la chambre et celui du chérubin braillant. Sans compter la lessive. (et cela trois fois ce jour, pour ceux qui lisent en diagonale). Non il n'y a pas de cliché à l'appui de mes dires, le vomi n'accroche pas bien la lumière.

Dans un espace-temps parallèle, les grands se sont relevés à plusieurs reprises pour voir ce qui avait été retourné, à grands renforts de "Oh encore!" / "Burp !?!", et la petite après avoir renvoyé son dernier repas était en pleine forme et faisait des bonds sur le canapé  (PROPRE) à 22 heures passées...

Oui je suis une maman bien gâtée, j'ai exactement tout ce qu'il me faut et vite je vais aller utiliser ma cocotte à souhaits une dernière fois, avant qu'elle ne s'envole à minuit telle la parure de Cendrillon.

D'ailleurs cette histoire ne dit pas si les demoiselles qui épousent les princes charmants doivent également épouiller leur fille aînée le premier dimanche soir de juin...

Bonne fête, qui ???? (Vais aller m'acheter l'intégrale de DH tiens...)

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vendredi 18 mai 2012

Photo ! Photos !!!

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis férue de photographie. Et aussi de pâtisserie, certes. Et également de voyages.

Grâce à ce mix, je participe depuis quelques mois à des concours photos.
Excellent moyen de confronter son petit niveau d'amateur à d'autres qui sont déjà très très bons, mais aussi au regard de professionnels qui aident à progresser.

J'avance comme une tortue mais je crois m'améliorer au contact d'autres yeux fort inspirés et techniquement élevés.
Hors de question de m'arrêter en chemin, personne n'arrête un membre de la tribu Salvam.

Si vous avez envie d'aller frotter vos pixels avec de beaux chasseurs d'images, bénéficiez de 6 mois d'hébergement gratuit sur cette plateforme http://www.place-des-photographes.com, inscrivez-vous en choisissant "Abonnement SILVER" et dans la zone coupon, copiez/collez : SILVER6MOIS-OUVERTURE. (attention nombre de coupons limité, dépêchez vous !)



Les fonctionnalités sont très sympas : liens avec votre profil FB et Google+, galeries avec un débit d'upload saisissant, insertion de mots clés, défilement des galeries etc....Et venez visiter et commenter ma galerie virtuelle, avant une première exposition collective dans quelques  semaines.


Billet NON sponsorisé !




dimanche 5 février 2012

Tombe la neige...

Petit voile de flocons et petite chouquette aussi ravie que les grandes ! (Je ne parlais pas du grand qui en a marre d'attendre que les soeurs se mettent en place...)



samedi 31 décembre 2011

Strike the pose

Petit exercice de fin d'année inévitable pour la mère bloggueuse parfaite  : la carte de voeux.

Méthodologie : 
  • Trouver le bon éclairage durant une météo hivernale maussade, le bon moment où les grands ne sont pas vissés aux Playmos, à une console électronique, à un Ipad, à un livre, où la chouquette n'est pas à couiner pour être alimentée ou couchée,
  • Tenter de faire en sorte que tous soient à peu près propres et assortis,
  • Réfléchir au positionnement de chaque composante du quatuor,
  • Ne pas omettre de mettre la carte dans l'appareil photographique,
  • Dire 500 fois "souris ! arrête de bouger !" sans que la séance tourne au mélodrame
  • Choisir la photo acceptable parmi 30 floues et 25 aux yeux fermés


Pour finalement obtenir ce concentré plein d'allant et de naturel et vous souhaiter une 2012 joyeuse et toujours en mouvement !





Dessine-moi un mouton

Hier j'ai vécu ce qui s'appelle une prise de responsabilité.
Je me suis rendue au glauquissime Institut/Médico/Légal pour y assister à un rite funéraire  musulman en la mémoire d'une personne d'origine catholique italienne, sur fonds de crissements des rails du métro ligne 5 et des klaxons du Quai de la Râpée.
Aller à une telle cérémonie n'est jamais réjouissant mais pour un défunt que l'on n'a jamais côtoyé de son vivant c'est du domaine de la quatrième dimension. 

Cependant je me devais d'être là pour montrer mon affection à sa veuve. 
Voilà c'est dit j'ai fait mon devoir, alors que je pensais il y a fort longtemps que les devoirs étaient la chose la plus pénible à accomplir dans ma vie d'écolière.

Tantôt, j'étais encore une enfant qui découvrait E.T. sur le premier magnétoscope de la maison familiale et hop je me retrouve trente années plus tard à regarder le même film numérisé avec ma propre famille.

#3 investit doucement mais sûrement son rôle de grand frère protecteur de Chouquette et s'affirme face à son trio de soeurs.

#4 a fait ses premiers pas, prémices à son autonomie sur la longue route de la vie. La voilà qui marche dans la rue, marquant déjà ses velléités d'indépendance et de "moi toute seule".

#1 a assisté à sa première boum, pendant que les vieux étaient calfeutrés dans la cuisine à siroter du champagne, hallucinés de voir leur marmaille déchaînée danser aux sons émis par Dee/zer.

#2 a une peur tenace de la mort. Elle dit souvent qu'elle ne veut pas grandir et rester éternellement une enfant.
Est-ce la peur de nous voir disparaître ou celle des responsabilités qui l'attendent ?
En tous cas, je la comprends un peu, parfois, beaucoup.

Bref j'ai eu 4 enfants  et j'ai soufflé mes 41 bougies.
Même que j'ai à nouveau versé une larme quand E.T. rentrer maison.





dimanche 25 décembre 2011

Il est né le divin enfant

Ils ont fait des listes de Noÿel longues comme le catalogue de jouets.
D'ailleurs #3, le plus jeune de nos jeunes lecteurs, a carrément fini par arracher les pages publicitaires, las de découper et coller (comme un sagouin).

Alors le gros en rouge a écumé tous les magasins adéquats pour mettre dans sa hotte moults Playmo dont le master big château des Pouffes princesses, la tour des dragons, le centre Safari, une grue télécommandée etc...

Le plus difficile pour la troupe est évidemment d'attendre que toute la tribu Sakado soit levée pour donner le top départ de l'ouverture des paquets.


Et pendant que l'assistant énervement montage est aux manettes, la Chouquette a enfin trouvé une solution pour rester sage.


Comme je suis une vieille grande fille, ma propre liste était plus que réduite, mais en cumulant aussi mon anniversaire, chaque cadeau coûte un bras. 
Le gros rouge devait être un peu fatigué car l'objectif super grand angle 10/24 mm a été livré à la mauvaise adresse, mais il a bien visé mes capacités de gourmande avec un très bel objet culinaire.




M'étant un peu carrément déchaînée hier entre les jaunes de la crème mousseline et les blancs pour les financiers et macarons, il va falloir que nous trouvions un peu de place dans nos estomacs pour que je puisse m'amuser avec mon nouveau joujou.
En attendant, je retourne manger mon troisième Paris Brest. 
Joyeux Noël à tous et bonnes indigestions.

dimanche 6 novembre 2011

Des toupies, des figurines, des livres, des légos...

tout plein de cadeaux ...C'était trop cool.
Ok il faudrait peut-être que je démarre mon histoire au début.

En fait, ça a failli ne jamais avoir lieu, mais finalement elle a changé d'avis. 
Déjà que j'ai jamais pu faire de goûter d'anniversaire, soit parce qu'on venait de déménager, soit parce que ma petite soeur venait de naître, soit parce que je l'ai tellement énervée qu'elle a dit qu'elle ne voulait inviter personne.

"Elle" c'est Maman, je l'adore mais des fois vraiment...ben elle est pas hyper rigolote.
Alors comme je suis né en septembre, j'aurais dû avoir mon goûter avec mes copains depuis longtemps, mais bon je pense qu'elle avait un peu raison et que j'ai vraiment exagéré en début de l'année du CE1.
Mais je m'en fiche, hein, je savais bien qu'elle finirait par me dire qu'on inviterait mes copains.

Un soir, elle est revenue avec des invitations à remplir, même qu'elle les a écrites elle-même et que j'ai décidé d'inviter 6 mecs du CE1 A et B. Je voulais en inviter plus mais elle était pas trop d'accord, enfin elle devait avoir raison parce qu'ils sont un peu turbulents et tout et tout, tu comprends ?

Et puis ma mère, elle ne rigole pas avec les invitations et les réservations et tout ça, alors finalement il n'y en a 5 qui ont répondu et qui sont venus.
Maman ne savait pas trop ce qu'on allait faire comme sortie, un atelier ou un musée. Et puis le samedi matin, elle m'a dit qu'on irait écouter des contes. J'ai eu peur que mes copains trouvent cela bof-bof mais Maman avait pas l'air de vouloir changer d'activité, alors bon tant pis j'allais pas râler, elle aurait été capable de tout annuler.

Ils sont arrivés en cascade les uns après les autres le samedi après-midi.
Il y avait Elvis le balèze, Lucas la carotte - on l'appelle comme cela à cause de ses cheveux et on n'a pas le droit le taper parce qu'il porte ses lunettes tout le temps, Benjamin la puce parce qu'il est tout petit, Gwenael et Augustin mon voisin qui est en CM2.
Mes copains ils ont eu tout de suite une idée super cool. Ils ont décidé de faire une bataille de coussins.
Maman elle ne s'en est pas rendue compte tout de suite parce qu'elle aime bien discuter avec les autres mamans.

Quand Elvis est tombé sur Benjamin, ça a fait un gros boum sur le parquet et les deux sont restés immobiles pendant au moins trois jours. Comme à la fin, Benjamin ne se relevait pas, j'ai quand même été chercher Maman.
Je ne sais pas pourquoi elle avait l'air contrariée et elle nous a dit d'enfiler tout de suite nos baskets et nos blousons.

On est parti dare-dare dans la rue, même que Lucas voulait donner la main à personne parce que c'est vrai quoi on n'est pas des filles et il y avait pas la maîtresse pour dire de faire le rang, et on est monté dans le métro.
Là Lucas a fait l'andouille comme d'habitude mais ça Maman le savait pas parce que c'était la première fois qu'elle le voyait. Alors j'ai prévenu Lucas que Maman elle rigolait pas forcément avec le bazar dans le métro, et avec le bazar tout court, et même que Lucas il a dit que si ma Maman le grondait alors la sienne lui couperait la tête. Même pas vrai. Alors j'ai voulu lui coller une tarte mais Elvis m'a arrêté le bras et ma tarte est arrivée sur le crâne de Gwenael qui a crié très fort que je lui avais fait très mal.

Là, Maman a dit "STOP ! On descend !"

Pour qu'on court un peu, Maman a proposé qu'on joue à 123 Soleil. 
Mais ils arrêtaient pas de tricher alors on est arrivé à un théâtre, ça s'appelle la Gaîté Lyrique mais on n'a pas vu de siège, de rideaux, de scène ou même des comédiens.

On a vu Julien et Irène. Irène, elle nous a distribué des coussins en nous disant que c'était pas pour poser sur la tête et Julien, il avait l'air tout gentil mais il avait quand même une grosse voix pour nous dire qu'il fallait qu'on écoute bien l'histoire qu'il allait nous raconter.

Alors là, c'était hyper bizarre parce qu'ils nous ont fait rentrer dans une salle toute sombre où il y avait plein d'ombres et de lumières, il paraît que ça s'appelle une exposition. 
Et là Julien a commencé à raconter l'histoire terrible de Persée. Même que des fois je me souviens plus de son nom de guerrier et je l'appelle Vis.


De temps en temps, Julien nous a fait changer de place dans l'exposition et on pouvait jouer avec les objets mais bon quand même on était là pour le conte alors il fallait un peu se tenir tranquille.
Et puis quand même hein Julien il raconte trop bien les batailles avec les épées, Pégase et Médusa.
Exposition TRACKERS jusqu'au 13/11/11


L'histoire de Persée elle est vachement bien, il a une tête de gorgonne qui te transforme en pierre si tu la regardes et je crois que Maman elle aurait bien aimé l'avoir dans son sac comme Persée pour nous pétrifier.
A la fin du conte, on aurait pu aller jouer à des jeux vidéo à l'étage mais comme on a vraiment trop fait les andouilles dans les toilettes, Maman elle a préféré nous emmener au square en face du théâtre.



On a joué à chat perché et je sais pas comment ça se fait mais Benjamin s'est retrouvé avec le chewing gum d'Elvis dans les cheveux et Gwenael il a fait que tricher alors j'ai été bouder comme Zeus. Lui c'est le père de Persée, je suis sûr que tu le savais même pas. 
Maman elle a pas aimé que je fasse Zeus et que Benjamin pleurniche. 


Alors, Maman a dit "STOP ! On rentre !"

Dans le métro, Lucas a encore fait le clown mais Maman l'a laissé faire. Bizarre.
Ensuite à la maison, j'ai ouvert mes cadeaux et on a mangé le gâteau au chocolat qui était trop bon mais tout le monde voulait jouer avec mes toupies.

Même qu'ils voulaient tous refaire une bataille de coussins sauf Benjamin qui avait peur de coller un coussin sur son chewing gum.

Mes grandes soeurs arrêtaient pas de gronder mes copains qui trouvaient ma petite soeur enquiquinante. Mes copains rigolaient, la chouquette pleurait et mes grandes soeurs criaient. 
J'ai failli devenir sourd. Maman aussi.

Alors on n'a pas eu le droit de faire la bataille mais on a pu regarder un dessin animé et même que Lucas il a écrasé le doigt d'Elvis. Mais comme Elvis est balèze, il a rien dit il a juste bousculé Lucas qui a crié qu'il fallait pas toucher à ses lunettes. 

Après les parents sont tous arrivés, mes copains ont été obligés de rentrer chez eux et tout d'un coup il n'y avait plus de bruit dans le salon.

C'était drôlement chouette ce premier goûter hein Maman ?!?
Même que la maman de Lucas a dit à la mienne qu'elle était hypra sympa. Je suis assez d'accord.


A lire également  : Archive


La Gaîté Lyrique - 3 bis rue Denis Papin - 75003 Paris - M°Réaumur Sebastopol.
Renseignements et réservations fortement recommandées par téléphone du mardi au samedi, uniquement l'après-midi au 33 (0)1 53 01 51 51 ou envoyer un mail à publics@gaite-lyrique.net ; ticket 5 euros par personne, possibilité de régler en chèque culture. Durée du conte : environ 1 heure.

lundi 12 septembre 2011

Je n'ai pas mis de mascara ce matin.

D'abord parce que je ne veux pas rempiler tout de suite dans le mood wonderwoman.
Surtout parce que je savais que j'allais pleurer de quoi mettre le Mékong en crue.

Ma tante s'est éteinte à 93 ans.
Il est de coutume de dire des personnes décédées à un âge avancé qu'elles ont vécu assez longtemps pour profiter pleinement des joies de la vie et partir paisiblement.

Je ne saurai jamais si cet adage s'applique à la longue épopée qu'a traversée cette douce jeune fille que je n'ai connue que grande dame : une incroyable audace pour tenter l'aventureuse migration en 1951, dix enfants et un talent culinaire hors du commun mis au service d'un restaurant.


Je  retiendrai sa perpétuelle bonne humeur même dans ses dernières heures, son calme en toute circonstance et son air mutin.

Rideau de feu sur ce cercueil qui renferme tant d'histoires liées à nos racines, et qui nous renvoie à la difficulté de raviver la mémoire familiale et du maintien des traditions ancestrales.

Si ces moments remplis de tristesse et de larmes sont des rites de passage obligatoires, je n'en ai pas moins apprécié de retrouver des vieilles branches de l'immense arbre généalogique qu'il est toujours difficile de réunir.
Ma chère tante, du haut de son étoile, a assurément adoré nous voir manger et plaisanter en son honneur.

Et même si elle y voyait peu clair, elle aurait bien ri en voyant son urne entreposée à proximité de celle de Monsieur Ray(mond) Charles et de Madame Bonichon.


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Translation by Sylvanie Postaire - 



I didn’t put any mascara on my eyelids this morning…



First, because I don’t want to join my wonder woman mood up again.
Most of all because I knew I was going to cry so many tears that I would be able to rise the Mekong level.


My aunt passed away at the age of 93.
It’s usual to say about people who die advanced in years that they have lived enough time to take the best of life joys and that they can pass away peacefully.


I will never know if these words apply to the long epic this sweet young girl (who I’ve only know as a great lady) had been through: an unbelievable daring to experiment the adventurous migration in 1951, ten children and an extraordinary cooking talent used in a restaurant.


I will remember her never-ending good temper even during her last hours, her calm in any circumstance and her mischievous air.


Fire curtain on this coffin which keeps so many stories linked to our roots and which takes us back to the difficulty to revive family life stories and to keep ancestral traditions.


Even if these moments full of sadness and tears are compulsory rites we have to pass through, I appreciated to see the old roots of the huge family tree that are so difficult to gather.


My dear auntie, from the top of her star, must have loved seeing us eating and laughing in her honor.


And even if she couldn’t see very well, she would have laughed a lot seeing her funeral urn put near Mr Ray(mond) Charles’ and Mrs Goodtits’s ones.

dimanche 21 août 2011

Et si on faisait un 5e ?

La question qui m'est le plus souvent posée est "Comment fais-tu pour t'en sortir ?".
Je réponds invariablement et en toute sincérité qu'il n'est pas très différent d'avoir 3 ou 4 enfants. L'expérience cumulée de la gestion de projets au travail et de la gestion d'une fratrie où le nombre d'enfants dépasse le nombre d'adultes, aide grandement à monter une organisation efficace qui minimise la LEM- Loi de l'Emmerdement Maximum.
Un peu d'aide familiale les mercredis et durant les grandes vacances et le tour est joué.

Ca c'est le côté chic de "J'ai un vrai boulot et 4 enfants, j'assure comme une bête". Et de quatre à cinq, quelle différence ?

Le côté choc c'est que j'avoue que c'est la première année où je ne reviens pas reposée de mes grandes vacances.

Trois semaines superbes de randonnées, dans des vignobles ou en montagne, avec des enfants presqu'adorables. La bête s'essouffle !



Trois semaines de re-découverte des merveilles gastronomiques des régions françaises.

Mais aussi à faire et défaire bagages tous les samedis et sacs de randonnée au quotidien. Pas lâché prise sur l'organisation, toujours en mode anticipation.
Et en même temps, je nous sais incapables de passer des vacances dans un club et sédentaires durant toutes les vacances. (Si vous avez LA solution, je suis preneuse)

Résultat, je suis kaputt, out of order.
Comme le disait Michel Colu/cci : Je reviens de vacances, et j'suis crevé dis donc. Je sais pas qui a dit que partir c'est crever un pneu mais il avait raison."
Ce n'est pas à Clermont-Ferrand qu'il serait contredit...


Pour me regonfler un chouille, j'ai repris deux journées de congé la semaine passée et je compte reprendre un mi temps durant cette semaine de canicule. 
Je pense que sans cela, je passerai direct par la case nervous breakdown et hospitalisation pour asthénie et dépression sévère dès le 5 septembre, date fatale de la rentrée scolaire et de la reprise de l'excitation professionnelle.

A fin de rodage avant la vraie reprise à double temps plein, je dois déjà m'habituer à une chouquette mobile qui sera prochainement bipède et qui est très inventive en plus d'être curieuse.



Mon petit 5eme est donc en latence sur la toile, et m'attend pour reprendre un peu en main ma vie numérique et mettre enfin en ligne les photos de nos périples en Afrique et Barcelone et tous les clichés accumulés depuis le mois de janvier (une paille...plus de 3000 fichiers).

A vous Cognacq-Jay (je vais me recoucher tiens !)



jeudi 14 juillet 2011

Etre ou Avoir ?

Avoir une vie matériellement satisfaisante.

Etre bien dans son corps et dans sa tête.

Ca c'est pour la théorie, côté pile.

Pour le côté face : Réveillée depuis 4.30.
Pas d'enfant malade, et 3/4 des effectifs de moins de 10 ans partis à la mer pour 3 semaines.
Stressomètre au niveau maximal du semestre.
Fatigue 5 étoiles après un mois de juin éreintant de vie sociale des enfants le week end et vie professionnelle en semaine faite de coups de gueule et de morsures.
Confiançomètre mesuré assez bas dans les sondages en ayant été évincée sans explication claire d'un recrutement dans une structure très intéressante.
Frustation au top de n'avoir le goût et le temps de rien (écrire, pâtisser, photographier).

Hier, quelqu'un qui me veut du bien m'a offert le dernier opus de Stéphane Hessel. Je ne sais pas si c'est une vraie bonne idée.


Donc c'est l'un ou l'autre ? Pas de mix possible, la pièce ne peut pas rester sur la tranche.

Pfffffffff vivement d'être en vacances. Et en guise de défilé du 14 juillet, je vais tester la résistance de mon oreiller.
Bonne fête Nat(h) à tous !

mercredi 6 juillet 2011

Juste une question de point de vue

C'est comme en photo, il suffit parfois de se décaler de quelques centimètres pour shooter juste et beau.

Allez Méthode Coué parce que là maintenant et jusqu'aux vacances, il faut que j'y crois très fort.
Cliquez tous avec moi sur le Magic Button !

dimanche 5 juin 2011

Se souvenir des belles choses

Saviez-vous que la durée moyenne de possession d'un bien immobilier est de 7 années ?
Aujourd'hui il est rarissime d'avoir une "maison de famille" en raison de mouvements professionnels ou de séismes matrimoniaux de plus en plus fréquents.

Aussi je n'ai pas le bénéfice d'un grenier où dormiraient ma collection de timbres, mes poupées en costume de régions de France ou les œuvres complètes de la comtesse de Ségur, tous passés en pertes et profits à l'occasion de multiples déménagements.

Mais grâce à une famille qui se confond avec la mienne, mon enfance est en partie restée dans un grand jardin rempli de pins, de cerisiers, de cris d'enfants, de bêtises d'adolescents, de balbutiements amoureux, de tous ces instants qui impriment une vie.
J'ai longtemps maudit ce long trajet en train qui met ce havre de paix à près d'une heure du centre de Paris, mais désormais adulte et aspirant - parfois - au calme, j'apprécie chaque retour dans ce bercail qui m'est prêté pour quelques heures.

En 32 ans, le village a beaucoup changé, la maison s'est modernisée et adaptée à l'âge grandissant de ses occupants.
A l'occasion de l'anniversaire de l'un de ses propriétaires, je suis venue apporter un peu de tendresse à ceux qui m'ont tant apporté.
J'ai le sentiment de rouvrir un vieux grimoire et je suis très émue de voir mes enfants et ceux de mes amis d'enfance se construire des occupations qui vont se superposer à celles de leurs parents.


Encore merci de m'avoir permis tout cela, je compte bien être là pour photographier la 90ème...