mardi 6 mars 2012

Bolivie #4 - Sucre / Potosí

Lundi 5 mars 2012

Nous quittons le Cruz Popayan et ses rénovations inachevées à 8 heures. Sucre s'anime car c'est l'heure des écoliers et des employés.
Un taxi nous amène au terminal des bus et nous maîtrisons maintenant bien la banquette arrière à 4 personnes, et l'empilement express des sacs à dos dans le coffre.

Nous devons prendre un bus de la compagnie Trans Villa Imperial, auprès de laquelle nous avons acheté les tickets à la va-vite à notre arrrivée de la Paz la veille (15 soles chaque billet, soit 1,5 €)
En guise de Villa Imperial, notre bus doit être à son cinquantième empereur.
Les sièges manquent de calfeutrage et les fenêtres sont fixées avec du mastic. Nous prions pour qu'il ne pleuve pas durant les 3h30 de trajet.
Nous avons tous le réflexe de vérifier qu'il ne sera pas possible d'improviser un étal de boucherie.

Nous sommes conduits par un pilote et une co-pilote vieillissante'
Comme d'habitude le car est plein. Devant Superpopa et #3 s'asseyent deux jeunes allemandes.
A mi-chemin, les sièges de leurs voisines se bloquent en position allongée. Cela aurait pu être drôle si la co-pilote aurait eu la gentillesse de regarder comment redresser les dossiers, mais elle ne souhaite pas s'en préoccuper et voilà donc nos 4 passagers sur deux sièges et demi.
Cet épisode marque la rudesse au quotidien des Boliviens.

Après 165 kms d'une chemin tout en montées et descentes, nous arrivons à Potosi, ville minière dont le centre historique a été classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Ce référencement a permis à la municipalité de rénover deux rues piétonnes toutes pimpantes où il est possible de marcher en toute quiétude.
Pour le reste de la ville, les bâtiments anciens tombent en désuétude et les trottoirs sont minuscules.
La circulation est essentiellement à sens unique et les mini vans appelés combis, crachent une épaisse fumée.

A une altitude de 4060 mètres, nous avons perdu une bonne dizaine de degrés par rapport à la douce Sucre où nous étions en tshirt l'après-midi.
Il pleut finement mais c'est assez pour glacer les os.

Notre hôtel est en centre ville, il s'agit de Tres Portadas recommandé comme étant un des plus beaux édifices de la ville.
L'ensemble est imposant mais mérite un sérieux rafraîchissement. La réceptionniste est de bonne volonté mais totalement inefficace pour nous aider dans nos réservations de bus et d'intendancd pour la laverie.

Pour couronner notre sort, la plupart des édifices publics sont fermés le lundi.
Notre promenade à travers Potosí est donc réduite au marché central où des marchands de feuilles de coca traînent d'énormes ballots.
Nous y verrons aussi quelques tailleurs, travaillant encore avec craie et fer à repasser d'antan.
Les jus de fruits ne sont pas à la hauteur et les cantines peu alléchantes.

Nous avons volontairement évité les visites des mines d'argent, difficiles d'accès et assez étouffantes. A la place, et avec l'aide d'une agence de voyages, nous préparons notre visite du salar d'Uyuni qui devrait remonter la Bolivie dans notre estime.

C'est l'occasion de discuter un peu avec l'employée de l'agence des conditions de vie : Smic 600 bolivianos soit 60 €, moyenne de fécondité 3 enfants.
A noter qu'un sandwich vaut 5 bs, un jus de fruits frais 4 bs et une banane 1 bs.
Voilà qui explique peut-être le peu de sympathie que manifestent les autochtones à notre égard...

La fin de journée est consacrée à se battre avec le wifi de l'hôtel sur une ligne à bas débit. La mise à jour du roadbook est vraiment fastidieuse.
La pluie redouble et il fait très très frais.

Nous dînons dans un restaurant design de Potosí, manifestement réservé à l'élite fortunée. Notre addition s'élève au tiers du minimum local.
Nous rentrons nous mettre au chaud dans notre vieil hôtel, qui résonne encore de sa splendeur passée. Les chauffages électriques sont poussés au maximum pour assurer une bonne nuit aux petits et aux grands.




S@lvam's Life

1 commentaire:

  1. Ouuh, il doit pas faire bien chaud là bas. Jmo

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